Tribunes libres - septembre 2018



MAJORITÉ MUNICIPALE

La renaissance de l’avenue Émile-Loubet
 
La Caf, la CPAM et l’Urssaf sont des services publics qui drainent énormément de visiteurs. Les voir quitter leur siège historique situé avenue Émile-Loubet, dans l’immeuble de grande hauteur (IGH), était source d’inquiétude pour notre municipalité. Avec le départ de la Comédie, ce n’était pas de bonne augure pour l’animation du quartier Tarentaize-Beaubrun.
C’est pourquoi, nous avons travaillé d’arrache-pied pour trouver des solutions sans attendre que ces différents bâtiments soient vidés. Ainsi, nous investissons près de 7,5 millions d’euros pour réhabiliter l’ancienne Comédie en véritable pôle culturel et associatif au service de l’émergence des nouveaux talents.
Concernant l’IGH, nous avons dû faire face à un véritable défi : quel devenir pour un bâtiment de 20 étages et de près de 20 000 m² ?
L’hypothèse d’une démolition a rapidement été écartée. En plus du coût élevé (environ 10 millions d’euros), le résultat aurait été peu qualitatif pour le quartier puisque l’espace ainsi libéré aurait été surplombé par un mur de 25 m de haut, nécessaire pour retenir la colline des Pères. C’est pourquoi, avec le soutien de l’Épase, nous avons opté pour une restructuration en profondeur du bâtiment.
La destination n’est pas encore complètement arrêtée à ce jour : des bureaux, du logement, un restaurant… Toutes les possibilités sont étudiées. Les travaux devraient démarrer d’ici la fin de l’année. Il est encore trop tôt pour le dire, mais déjà de nombreux investisseurs se sont manifestés pour s’y installer. Parallèlement, nous avons fait le choix d’acquérir 9 000 m² dans ce futur bâtiment afin d’y installer les Archives municipales et le centre de supervision de la police municipale.
Nous avons bon espoir que ce lieu emblématique de notre ville connaisse rapidement une seconde jeunesse.
 
Christiane Jodar
Jean-Pierre Berger
Groupe Provoquons l'Avenir !  
 

 

MAJORITÉ MUNICIPALE

Bienvenue à Sainté Shopping !
 
Il souffle un vent de nouveauté sur les associations de commerçants stéphanoises : en juin dernier, la nouvelle association Sainté Shopping s’est dotée de son bureau et a annoncé ses premières mesures en faveur de l’animation commerciale de nos principales rues du centre-ville.
Nous souhaitions saluer une nouvelle fois la création de l’association, et nous réjouir du dynamisme et du volontarisme dont fait preuve son équipe dirigeante.
Depuis 2014, nous avons fait du soutien aux associations de commerçants une priorité, persuadés du rôle de relais et de conseil qu’elles doivent jouer. Cette année encore, un montant de plus de 210 000 euros sera consacré au commerce, dont 81 300 euros à Sainté Shopping, en charge de la conduite d’un marketing commercial fort et d’un rassemblement de tous les commerçants.
La fusion de Sainté Centre-Ville (SCV) et de la Fédération des associations de commerçants stéphanoises (Fascaps) était attendue par de nombreux commerçants qui souhaitaient une association plus représentative et dotée de moyens renforcés. En concertation avec l’ensemble de nos partenaires et en tant que financeur principal, nous l’avons accompagnée dans le cadre des nouvelles mesures en faveur des commerçants stéphanois.
À tous les défenseurs désespérés d’un modèle archaïque de management de centre-ville, marqué par une omniprésence de la puissance publique, nous leur opposons une vision rénovée qui émane des demandes des commerçants eux-mêmes. Une association de commerçants pour tous les commerçants.
Le dynamisme commercial de la ville est une conquête sur le long cours. Nous souhaitions néanmoins réaffirmer tout notre soutien à Sainté Shopping et notre mobilisation au quotidien pour rendre notre ville toujours plus agréable et festive.
 
Pascale Lacour, Caroline Montagnier, Alain Schneider
Groupe Provoquons l'Avenir !
 
 

MAJORITÉ MUNICIPALE

La parole à tous !
 
Parce qu’on est tous habitants de la cité stéphanoise, nous avons choisi de donner la parole à chacun. Que l’on soit de passage ou que l’on décide de s’installer durablement sur le sol stéphanois, Saint-Étienne ne laisse pas indifférente. Et c’est en cela que réside toute la richesse stéphanoise : par ses échanges et par la rencontre entre ses multiples talents.
Pourquoi choisir Saint-Étienne ? Seule ville française labellisée "Ville créative design Unesco", notre ville offre, en plus d’un cadre de vie très agréable, un environnement technologique attractif avec des leaders mondiaux (industrie de pointe dans l'optique, textile de haute technologie…) et de brillants établissements d'enseignement supérieur (université Jean-Monnet, École Supérieure d’Art et de Design...).
Le droit français ne donnant pas aux résidents étrangers une pleine et entière citoyenneté, nous avons créé le conseil consultatif des résidents étrangers (CCRE) en juillet dernier. Pourquoi ? Parce que même si les résidents étrangers participent déjà à la vie de notre cité de multiples façons, ils doivent aussi pouvoir exprimer leurs attentes et contribuer à bâtir l'avenir de la ville.
Regroupant une vingtaine de personnes, ce conseil va se réunir plusieurs fois par an pour devenir un lieu d’échanges et de propositions avec un seul objectif: le bien-vivre à Saint-Étienne. Composé de diverses nationalités représentant toutes les aires géographiques du globe, le CREE a vocation à créer une synergie nouvelle, porteuse d’enrichissement réciproque.
C’est en puisant aux racines de chacun que nous pourrons construire ensemble le Saint-Étienne de demain. Une ville fidèle à son ouverture, à sa tradition d’accueil et à son sens de l’innovation, comme le démontre aujourd’hui le développement de nos entreprises, la diversité de nos commerces et de nos activités artistiques et sportives qui ne cessent de faire rayonner notre territoire.
 
Paul Corrieras
Groupe Provoquons l’avenir !
 
 
MAJORITÉ MUNICIPALE
 
L'échec annoncé des PEC
 
Les collectivités territoriales, comme les associations, ont été mises devant le fait accompli, sans concertation préalable, sur la fin des contrats aidés et sur la mise en œuvre du dispositif des Parcours Emploi Compétences (PEC). Nous avions prévenu. Les PEC, mis en place de façon brutale et arbitraire par le gouvernement pour succéder aux emplois aidés, ne répondent aucunement aux besoins du terrain et aux réalités locales ! Aujourd'hui, le constat est sans appel. Le préfet de la Loire l'a d'ailleurs annoncé, les objectifs ne sont pas atteints. Au 1er juillet 2018, le nombre de signatures effectives de ces nouveaux contrats atteint seulement 20 % de l'objectif annuel fixé pour notre département. Nous sommes bien loin du compte. Il y a donc trop peu de bénéficiaires ! Force est de constater, et le représentant de l’État l'a fait, que les nouveaux contrats, aux exigences renforcées, ne fonctionnent pas.
Derechef, la préfecture a décidé de provoquer de nouvelles réunions pour inciter les employeurs potentiels à signer ce type de contrat. Le tutorat imposé aux recruteurs, encore bien peu séduits par ce nouveau système, va être allégé avec une possibilité de mutualisation. L'aide de l’État, jugée trop basse, va certainement être revalorisée.
Il est regrettable de ne pas avoir entendu, plus tôt, nos mises en garde et ne pas avoir tenu compte du vœu pris à l'unanimité par le conseil municipal, il y a un an !
Il serait souhaitable, à l'avenir, que les élus locaux soient mieux entendus lorsqu'ils expriment les besoins réels des acteurs associatifs et des habitants. Les conséquences sont malheureusement celles que nous avions annoncées et redoutées. L'impact sur le dynamisme associatif de notre territoire est indéniable.
 
Fabienne Perrin, Georges Stec
Groupe Provoquons l'Avenir !

 
MAJORITÉ MUNICIPALE
 
La prévention : un enjeu majeur de santé publique
 
Aujourd'hui, nous avons la preuve médicale qu'un certain nombre de maladies potentiellement mortelles pourraient être évitées par une modification de nos comportements. C'est pourquoi, seule ou en partenariat, la Ville de Saint-Étienne se mobilise régulièrement sur des opérations de prévention et de sensibilisation, que ce soit sur le terrain des addictions ou sur celui du dépistage. Seuls ou en partenariat, nous nous impliquons dans la lutte contre le tabac, l'alcool, les stupéfiants, dans des actions comme, par exemple, le Moi(s) sans tabac, la plage non-fumeurs à Saint-Victor-sur-Loire. Nous nous investissons également fortement dans des opérations de valorisation des dépistages, dans le cadre notamment d'octobre rose (cancer du sein) ou mars bleu (cancer colorectal).
La prévention passe aussi par des incitations à la pratique sportive et l'exercice physique à tous âges. Ainsi, la Ville installe un physioparc au square Préher pour faciliter la pratique sportive des seniors. Nous agissions également au travers de notre programme « Un bon pas pour un bon poids ». Nous insistons également beaucoup sur l'éducation à la santé par la nutrition, notamment auprès de nos jeunes générations, par des actions dans nos écoles et par des explications concrètes dans le cadre d'une restauration scolaire adaptée et équilibrée. Notre coordonnateur santé et des  infirmiers interviennent régulièrement pour expliquer l'importance d'une nourriture variée, comprenant des fruits et des légumes frais.
Dans le domaine de la transition énergétique et du développement durable, notre territoire a fait l’objet de quatre reconnaissances nationales qui portent témoignage de notre implication locale. C'est en agissant, sans faille et sans relâche, que nous pouvons, ensemble, améliorer les statistiques.
 
Cyril Mekdjian
Groupe Provoquons l'Avenir !
 
 
MAJORITÉ MUNICIPALE
 
Une nouvelle animation de la vie sociale à Montreynaud
 
Conformément à notre plan de mandat, et conscients de l’évolution des attentes des habitants, nous nous attelons depuis 2014 à redéfinir le maillage des centres sociaux afin qu’il soit plus conforme aux réalités des quartiers.
Le diagnostic sur le quartier de Montreynaud est bien connu et partagé : nous avons pu regretter l’extrême fragilité de son tissu associatif, héritage d’une absence de vision, et plus récemment de la décision prise par le gouvernement de supprimer brutalement les contrats aidés.
Face à cette situation, nous avons décidé d’élaborer un nouveau projet d’animation de la vie sociale global. Avec l’ensemble des financeurs publics, nous avons commandé une mission d’audit externe qui a formulé des propositions et recommandations. À toutes les étapes, les acteurs du quartier ainsi que de très nombreux habitants ont été consultés et impliqués.
Le plan s’organise autour de 4 axes : jeunesse (16-25 ans) ; maîtrise de la langue/intégration ; vivre-ensemble et offre de loisirs/enfance jeunesse.
S’agissant du dernier axe, un appel à projet public a permis de sélectionner un opérateur doté d’une expérience certaine et reconnue : les PEP42.
Dès la rentrée, les PEP42 seront en mesure d’accueillir les familles du quartier, avec comme objectif de devenir l’opérateur unique opérant sur l’ensemble du quartier.
Cette démarche innovante est vouée à faire émerger le centre social de demain sur un territoire dépourvu de véritable structure depuis de nombreuses années.
Rejetant toute manœuvre politicienne, comme l’exploitation peu scrupuleuse des difficultés rencontrées par les structures d’éducation populaire, pratiques que nous laissons à d’autres, nous avons fait le choix de penser un projet ambitieux pour les années à venir et en faveur des familles.
 
Siham Labich
Groupe Provoquons l'Avenir !
 
 
SAINT-ETIENNE NOUVELLE GAUCHE
 
Pour la défense du service public postal
 
Avec colère et stupéfaction, nous avons appris au début de l’été la volonté de La Poste de fermer ses bureaux de La Cotonne et de Terrenoire. Ces annonces de fermeture font suite à celles de 5 autres bureaux ces dernières années : Côte-Chaude en 2015, Monthieu en 2016, Solaure en 2017, Hôtel-de-Ville et Préfecture en 2018.
Depuis longtemps, aux côtés de collectifs d’usagers et d’organisations syndicales, nous nous battons contre cette politique de La Poste qui consiste à supprimer de plus en plus de bureaux sur le territoire pour s’assurer une meilleure rentabilité.
La fermeture du bureau de La Cotonne nous semble inenvisageable : il s’agit d’un quartier prioritaire de la politique la Ville, dont la géographie collinaire justifie pleinement la présence d’un bureau de Poste.
Concernant celui de Terrenoire, il convient de dénoncer l’hypocrisie de La Poste, qui évoquait le maintien pérenne de ce bureau pour justifier la disparition de celui de Monthieu !Avec cette supercherie, La Poste affiche au grand jour le mépris dans lequel elle tient les usagers et le peu de valeur à accorder à sa parole.
Ces quartiers sont déjà très éloignés du centre-ville. Si les fermetures devaient être confirmées, les habitants devront parcourir des distances considérables pour retrouver le même service, car les relais postaux hébergés chez certains commerçants sont loin de proposer l’ensemble des services que l’on retrouve dans un bureau. Pour nous, ces solutions de remplacement n’en sont pas !
Une fois de plus, un service public est sacrifié au nom de la rentabilité. Si la baisse du volume de courrier traité est indéniable, obligeant le service postal à évoluer fortement (développement de l’activité "colis"), rappelons que le groupe La Poste affichait en 2017 un chiffre d’affaires global en croissance de 3,5 %...
 
Myriam ULMER, Pierrick COURBON

 

SAINT-ÉTIENNE EN MARCHE
 
Mondial : la volte-face du maire-candidat
 
Quoi qu’en dise M. Perdriau, et quelles que soient ses contorsions de langage, il n’avait dans un premier temps pas jugé opportun de permettre aux Stéphanois de pouvoir vivre collectivement, et en sécurité, la finale de la Coupe du monde de football par la mise en place d’une « Fanzone ». Un comble pour la Ville des « meilleurs supporters de France » ! Pourtant, dès le mois de mai 2018, le ministère de l’Intérieur et la préfecture de la Loire avaient indiqué les conditions d’organisation d’un tel rassemblement populaire. On sait qu’aucune demande d’écran géant n’avait été formulée car le maire estimait, même si c’était incompréhensible, qu’une telle opération n’était pas envisageable à Saint-Étienne !
Devant l’incompréhension et la colère des associations de supporters et sous la pression des élus En Marche et PS de l’opposition, le maire a pourtant fait volte-face. Cette attitude est révélatrice du fonctionnement de M. Perdriau en fonction de ses seuls intérêts électoraux : autoritaire dans un premier temps, car il s’agissait de ne pas s’aliéner les propriétaires des bars du centre-ville…, clientéliste ensuite en acceptant in extremis, tout en faisant croire que c’était, une fois encore, de la faute de l’État !
Ce fut tant mieux pour les amoureux du ballon rond, mais un tel changement de pied interroge. À la fois sur la posture politicienne qui semble présider à toutes les décisions du maire, et sur l’amateurisme et le manque d’anticipation de l’équipe municipale en place.
Une chose est en tout cas confirmée : l’écoute et le quotidien des Stéphanois ne sont plus la priorité du maire !
 
Pierre Fayol-Noireterre, Pascale Marron, Lionel Saugues, Florent Pigeon
Les élus Saint-Étienne En Marche
 
 
SAINT-ETIENNE GROUPE COMMUNISTE
 
Défendre nos bureaux de Poste !
 
Les bureaux de Poste de la Cotonne et de Terrenoire sont menacés, après ceux de Côte-Chaude, Solaure, Monthieu et, prochainement, Hôtel-de-Ville et Préfecture.
Contrairement aux fermetures précédentes, dès qu'il a reçu le courrier de la direction de la Poste, le maire a informé le conseil municipal et proposé un vœu, que nous avons voté. Jusqu'à présent, il n'avait pas montré de réelle volonté politique pour défendre le service public postal. Aujourd'hui, il réagit vivement alors que la prévision de fermer 40 % de bureaux sur la ville est connue depuis 2016. Campagne électorale oblige !
Le maire peut et doit dire non aux propositions de La Poste et ne pas accompagner ses décisions, comme il l'a fait à Côte-Chaude et Monthieu, en démarchant des commerçants pour créer des points-relais.
Les points-relais n'offrent pas les mêmes services, ni la garantie de qualité professionnelle et de confidentialité d'un agent, formé pour répondre aux usagers. Nos quartiers ont besoin de leurs bureaux avec tous leurs services (courrier, banque...). Il faut les maintenir.
Nous sommes opposés à l'ouverture d'une agence communale. Les collectivités, donc les contribuables stéphanois, n'ont pas à suppléer au désengagement de la Poste qui, devenue entreprise privée, fait des profits qu'elle reverse à ses actionnaires.
À Terrenoire, après la suppression de la ligne 5 de la Stas, ce serait la fermeture du bureau de Poste. Ce quartier n'a pas de transport en commun desservant le bureau le plus proche (Montplaisir). Monthieu fermé, cela va devenir compliqué.
Priver la Cotonne du service public postal est un non-sens pour ce quartier excentré et classé QPV (Quartier Prioritaire de la Ville).
Ces quartiers verraient leurs services publics régresser; seuls les habitants, mobilisés avec leurs élus, peuvent s'y opposer.
 
M.Bianchin et MH.Thomas
groupecommunistesainte42@gmail.com
 
 
SAINT-ETIENNE EN MIEUX
 
Pour une Loire vivante
 
Cette année, dès le début juillet, de nombreux plans d’eau de la Loire ont été interdits à la baignade, dont Saint-Victor-sur-Loire et Villerest. Dès lors, à quoi cela sert-il de mettre en place des navettes de bus pour se rendre à la base nautique s’il n’est pas possible de « faire trempette » ? Qu’y a-t-il de plus frustrant, en été, au bord de l’eau, que de ne pouvoir y toucher ?
Dans les menaces qui pèsent sur notre planète, nous connaissons : le réchauffement climatique, l'extinction de la biodiversité... Il y a aussi le rapport nitrate/phosphate dans l'eau.
Pour expliquer ce dernier problème, on peut dire que nos eaux contiennent du nitrate, du phosphate et des nutriments à l’état naturel. Mais lorsqu’il y a trop de nutriments artificiels issus en grande partie de nos lessives, engrais et élevages industriels, alors il y a pollution de l’eau. Le résultat est devant nous avec des baies envahies d'algues dans lesquelles on ne peut plus se baigner, avec des risques pour la santé.
 
C'est la même chose pour les lacs de Grangent et de Villerest. Les barrages provoquent un ralentissement du cours du fleuve et un réchauffement de l’eau qui, conjugués au nitrate et au phosphate en excédent, favorisent le développement d’algues. Ces développements d’algues (appelée « eutrophisation ») dans l’eau augmentent chaque année. Pour mémoire, il y a 20 ans, ce phénomène apparaissait seulement fin août dans le lac de Villerest alors qu’il était déjà présent fin juin cette année.
 
Puisque ces problèmes de pollution sont connus depuis longtemps, il serait peut-être temps d’essayer sérieusement d’y mettre fin ? C’est une question de volonté commune.
Il est toujours temps d'agir pour une Loire vivante, plus propre et plus pure. On peut le faire notamment en développant des lessives plus écologiques et en changeant de mode d’agriculture. Les désastres annoncés peuvent parfois être repoussés. On prendra pour exemple « le trou  dans la couche d’ozone » qui a pu être limité grâce aux actions de tous (citoyens, politiques et industriels).
 
Stéphanie Moreau, Olivier Longeon

 

BLEU MARINE, RASSEMBLEMENT NATIONAL

Attaque des juges contre le RN
 
À l’heure où nous écrivons cette tribune, notre mouvement est en grand danger : des juges parisiens ont décidé de tuer le Rassemblement National !
Vous avez été de nombreux Stéphanois à voter pour notre liste aux dernières élections municipales, et il est de notre devoir de vous informer sur ce coup de main.
Ces deux juges ont donc déterminé, en plein été et dans l’effervescence de la Coupe du monde (c’est-à-dire avec le plus de discrétion possible), de confisquer la dotation de fonctionnement du RN.
Cette décision est intervenue au stade de l’instruction, dans une pseudo-affaire sans qu’il n’y ait ni condamnation ni même jugement. Ce procédé viole de manière évidente le principe de la présomption d’innocence qui protège tous les justiciables. Imaginez que l’on puisse désormais condamner des citoyens sans qu’ils aient été jugés !
On le voit, cette affaire a relevé de la persécution politique de la part d’un système qui panique devant la poussée des mouvements nationaux dans toute l’Europe.
Nous espérons qu’au moment où vous pourrez lire ces lignes, une solution sera advenue. L’épisode aura en tout cas instruit sur la fragilité de la démocratie que nous devrions tous défendre, et ce, quelle que soit notre sensibilité.
Il est vrai que la tentation est grande pour les autorités de flétrir leurs adversaires. Ici, à Saint-Étienne ou à la Métropole, nos positions sont souvent brocardées. Nos propositions, même les plus consensuelles, sont rejetées comme si elles émanaient d’un ennemi. Cette carence du débat relève plus de postures anachroniques que d’une atteinte formelle à la démocratie.
Il en va tout autrement pour ce qui concerne le parti national qui a subi, malgré son immense retentissement populaire, une authentique et inacceptable agression politique.
 
Groupe Saint-Étienne Bleu Marine, Rassemblement National
 
 
DIVERS GAUCHE
 
Pacte financier État-Ville : inacceptable !
 
Le pacte financier proposé à la Ville par l’État n’est en aucun acceptable. Il est, à cet égard, assez représentatif de la politique d'un gouvernement, ultra-libéral sur le plan économique, mais aussi beaucoup plus coercitif sur le plan sociétal.
Un contrat, c'est l'acceptation par deux parties d'un accord équilibré. Or, peut-on parler d’un vrai contrat quand l’État a figé d’entrée ses conditions et ne permet pas d’amender le texte ?
Le plafond de 1,2 % des dépenses de fonctionnement exigé par ce dernier été fixé arbitrairement et va encore asphyxier les collectivités. Il ne sera tenable qu’au prix d’importants sacrifices qui se feront bien évidemment sur le dos de la population, des services, dont certains sont déjà au bord de la rupture.
Et nous n’avons aucune garantie pour l’avenir : l’État prévoit ainsi d’exiger 13 nouveaux milliards d'euros d'économies dans les années à venir.
Si on signe le pacte et qu’on dépasse ce taux, on s’expose à des sanctions financières majeures. Si on ne signe pas le pacte, on s’expose à des sanctions encore plus fortes.  
Ce contrat est une atteinte à l’autonomie des collectivités locales, en contradiction avec la décentralisation et l'article 72 de la Constitution. 
À travers lui, nous assistons donc au retour en force du jacobinisme puisque les préfets auront un pouvoir de contrôle budgétaire sur les collectivités. 
On pourrait presque même parler de système féodal, à la petite différence que les sujets du monarque s'appellent désormais les collectivités ! 
Au regard de cette mise sous tutelle des budgets de fonctionnement des collectivités territoriales, nous avons voté contre ce contrat
Nous avons également dénoncé le « girouettisme » de certains élus de la majorité qui ont voté pour la contractualisation dans d’autres assemblées, et qui votent contre à la Ville avec ferveur.
Plus que les dépenses de la Ville, c’est en fait le statut de girouette qu’il faudrait encadrer ! 
 
Nadia SEMACHE, André FRIEDENBERG